Interview d'Ansuya
Ansuya a été propulsée au statut de « super star ». Membre de la compagnie « Bellydance Superstars », promue par le producteur de disques Miles Copeland, elle a gagné une reconnaissance internationale aussi bien de la part du grand public que du monde de la danse.

Ansuya commença sa relation avec la scène à l’âge de quatre ans dans les concerts annuels de sa mère, Jenaeni’s. En même temps que la danse, Ansuya était aussi mannequin et actrice. Elle est apparu dans des spots publicitaires locaux et fut couronnée « Miss Ten Ojai 1999 » et invitée à poser à Tokyo au Japon.
Elle fit plus tard de Santa Monica son lieu de résidence où elle travailla comme professeur de danse, danseuse et comédienne. Attirée par la chorégraphie, elle a travaillé pour CBS et pour sa propre compagnie de danse, Ansuya and the Dancers of Yaleil. Sa compagnie fut sélectionnée par « The International Academy of Middle Eastearn Dance » comme « meilleure troupe » et Asuya fut élue « meilleure danseuse cabaret de l’année 2001 ».
Elle a eu des contrats dans des clubs célèbres de Los Angeles, comme l’Al Amir et le Byblos et elle a tourné dans des succès d’Hollywood. En même temps que d’innombrables spectacles dans des soirées et des événements privés, elle est récemment apparu au Japon, en Inde, en Egypte et à Bali. Ansuya réside actuellement à Miami où régulièrement elle se produit en spectacle et enseigne.
Salome : Vous définissez votre style de spectacle comme « danse orientale de cabaret ». Pouvez- vous nous dire ce que cette dénomination signifie pour vous et pourquoi vous l’utilisez ?
Ansuya : Dans les années 60 et 70, avant que nous commencions à différencier les styles, la danse orientale américaine était un mélange de mouvements et de musiques de tout le Moyen-Orient. C’était une fusion de ce que les danseuses et les musiciens reprenaient les uns sur les aux autres, créée comme ils le voulaient ou inspirée par l’extérieur. Les danseuses étaient appelées « danseuses de cabaret » parce qu’elles dansaient dans des cabarets. J’ai choisi de me nommer moi-même « danseuse orientale de cabaret » parce que j’aborde ma danse de la même façon qu’elles le faisaient, libre, évolutive. Cela signifie que mon style est toujours changeant et qu’il est très personnel. J’encourage aussi mes élèves à avoir cette approche. Si vous prenez dix élèves et que vous appliquiez cette philosophie, vous obtiendrez dix artistes différents et distincts. Aussi, le cabaret crée un cadre intime, idéal pour exprimer et apprécier les mouvements et les émotions subtiles de la danse orientale.
Salome : Vous menez en même temps une carrière d’actrice et de danseuse, comment le métier d’actrice diffère pour vous de la danse et qu’est-ce qui est pour vous le plus épanouissant ?
Ansuya : Etre actrice et danseuse orientale ne diffèrent pas autant qu’on peut le penser. Parce que j’ai appris à avoir un point de vue émotionnel fort dans ma danse. J’étais déjà habituée à être émotionnellement disponible et expressive quand je m’apprêtais à jouer la comédie. Je trouve les deux formes d’art tout aussi gratifiantes et je pense qu’elles ont toutes deux une place dans ma vie, mais peut-être à des moments différents. J’ai connu des moments où je ne pensais pas pouvoir vivre sans la danse et des moments où je ne pensais pas pouvoir vivre sans être actrice. Je suis tellement enthousiasmée d’être en mesure de continuer les deux à la fois.
Salome : En tant que danseuse orientale qui attire l’attention de la grande presse et qui se produit en spectacle, quelles pressions avez-vous ressentie de la part de la communauté de la danse et comment y avez-vous répondu ?
Ansuya : Je suis consciente que la communauté de la danse orientale est pleine d’inquiétude sur l’image de la danse orientale dans le grand public. Beaucoup seraient surpris que j’aie quelques inquiétudes pour l’immédiat. Cela vient d’un principe important à Hollywood, selon lequel qu’il n’y a rien de pire qu’avoir mauvaise presse. Bien sûr, je me représente moi-même et ma façon de voir les choses où que j’aille, mais l’esprit commercial ne me répugne pas parce que je me concentre sur ses effets à long terme. Une fois que la danse orientale sera mise en vedette, nous seront toutes libres d’exprimer tous les points vues que nous souhaitons. C’est comme quand une star d’Hollywood devient célèbre dans une superproduction hollywoodienne et puis se trouve dans la situation de pouvoir choisir n’importe quel film intéressant qu’elle veut, après qu’elle ait assuré sa survie et soit devenue attractive financièrement pour les producteurs. Ce n’est pas autant que je ne pique pas une crise occasionnellement : « ce n’est pas de l’art authentique ! ». Cependant, j’essaye de viser le long terme. Ce n’est pas seulement moi qui suis concernée. C’est établir la danse orientale en tant que secteur d’activité viable. Des choses qui semblent mauvaises se transforment avec le temps, d’abord commerciales elles ont très souvent à long terme l’effet voulu sur la renommée qui ouvre des perspectives.
Salome : Quelles sont vos idées sur la création d’un vocabulaire universel de la danse et d’un système de certification ? Et quelle organisation pourrait conduire ce processus selon vous ?
Ansuya : Pour parvenir à une standardisation, un compromis serait inévitable et pourrait rejeter de nombreuses influences extérieures. Je pense qu’un vocabulaire spécifique et un système de certification développés par des instructeurs individuels peut être quelque peu drôle et créatif. Si je faisais cela, j’encouragerais les élèves à être évolutifs en modifiant et en développant mon matériel quand ils auraient de l’inspiration pour le faire, en étudiant avec de nombreux professeurs et en ajoutant des créations personnelles pour créer un style individuel ultime. De cette façon, je m’assurerais que le vocabulaire et la certification aident à l’apprentissage et encouragent la réussite mais ne limitent pas l’artiste ou l’art.
Salome : Après le succès mérité que vous avez déjà obtenu, quelle est la suite ? Dans quelles directions vous voyez-vous aller dans l’avenir ?
Ansuya : Je pense que c’est le plus grand privilège du monde que de participer à la découverte de soi-même par l’art. Atteindre mon plein potentiel créatif et aider les autres à atteindre le leur est mon but, où que ça me conduise. Dans l’immédiat, je me concentre sur les projets des Bellydance Supertars, qui je pense sont un grand pas pour faire progresser notre secteur d’activité.
Interview réalisée en Anglais par Salome

bisous