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Interview de Jillina

Jillina est bien connue en tant que danseuse, mais aussi comme directrice artistique des Bellydance Superstars et des Desert Roses. Auparavant, Jilina avait fondé et dirigé la compagnie Sahlala Dancers, mainte fois primée. Elle gagna aussi de nombreux prix décernés par l’IAMED et la Giza Academy, incluant ceux de «meilleure danseuse égyptienne moderne», «meilleure vidéo d’apprentissage», «meilleure compagnie de danse», et «danseuse de l’année». Jillina co-produisit une série de vidéos d’apprentissage de la danse orientale, et elle a voyagé dans le monde entier pour ses stages d’enseignement et ses spectacles.






Salome : Pouvez-vous me parler un peu de vos débuts, quand et comment vous avez connu la danse orientale, et de votre carrière qui a précédé les Bellydance Superstars ?

Jillina : J’ai dansé la plus grande partie de ma vie. A mes débuts, je faisais du jazz et du hi-hop. Puis j’ai découvert la danse orientale et je suis devenue complètement obsédée par elle, la musique, les mouvements et l’expression personnelle. A partir de là j’ai poursuivi en apprenant et en voyageant en Egypte chaque année pour étudier avec des maîtres de la danse orientale tels que Raki Hassan, Mahmoud Reta, Fereda Fagmeh, et aussi pour regarder toutes les grande danseuses comme Dina, Luci, Fifi Abdoud et beaucoup d’autres stars égyptiennes.

Puis j’ai lancé ma propre compagnie, deux années plus tard, les danseuses Sahlala. Je voulais amener la danse orientale à un autre niveau et j’étais inspirée par quelques uns des grands shows que j’avais vus en Egypte, et j’ai donc créé ma propre compagnie et j’ai dansé avec elle, et j’ai aussi commencé à enseigner et à voyager à travers le monde en donnant des stages et en me produisant en spectacle.

Puis, Miles Copeland m’a sollicité pour diriger les Bellydances Superstars et pour danser dans cette compagnie, et bien sûr c’était une belle opportunité et je travaille aujourd’hui avec les deux compagnies tout en enseignant dans le monde entier en donnant des stages.

Salome : Votre garde-robe de costumes reflète une préférence envers les robes et les bedlah de style égyptien, mais vous avez aussi de nombreux costumes modernes. Qui dessine vos costumes, qu’est-ce qui est essentiel dans votre goût pour certains costumes et de quelles influences vous inspirez-vous ?

Jillina : Parmi les costumes que j’ai, il y en a qui sont faits en Egypte et d’autres que j’ai dessiné moi-même avec ma couturière, ici à Los Angeles. C’est merveilleux de travailler avec elle, Larisa, elle vient du milieu des salles de danse et a beaucoup d’expérience dans la réalisation de costumes. Suivant mon inspiration, j’ai quelquefois la vision d’un costume et des idées folles me viennent, ou je peux arriver comme ça et chercher un tissus, trouver une couleur et une texture de tissus qui m’inspirent pour créer quelque chose. C’est une des choses que j’adore dans cette danse, l’individualité, et être en mesure de choisir et de concevoir votre propre costume est un des merveilleux aspects de cette forme d’art.

Salome : Quelles sont vos idées sur la création d’un vocabulaire universel des mouvements pour la danse orientale, et/ou un système de certification ?

Jillina : Aussi loin que remontent mes souvenirs au sujet d’avoir un vocabulaire universel et un système de certification, je pense que c’est une belle idée qui rendrait l’étude de cette danse plus facile pour les nouvelles élèves débutantes, mais je pense que c’est définitivement un challenge et je ne suis pas certaine que ça puisse être fait. Mon opinion serait que probablement les noms des mouvements devraient être en Arabe. Par exemple, au lieu de shimmy ce serait « Rasha », mais comment pourrions-nous enseigner la danse turque si tout est en Arabe. J’aime l’idée mais je ne sais pas si elle serait réalisable et elle pourrait limiter ce type de danse de différentes façons. En tant que professeur, cela rendrait l’enseignement beaucoup plus facile si nous avions une base commune. Par exemple le ballet a des mots pour les mouvements et l’endroit où vous allez dans le monde importe peu, si vous dites « plié » ou « grand jeté », tout le monde sait exactement de quel mouvement il s’agit. Ainsi, c’est une très bonne idée mais je ne suis pas sûre qu’elle puisse être mise en pratique.

Salome : Quand le sujet des Américains dansant le Raks Sharki égyptien est évoqué, la critique dominante, c’est que « nous » avons tendance à nous concentrer sur la technique plutôt que sur l’essence et le sentiment originel. Pensez-vous qu’il s’agisse d’un truisme, de manière générale ou personnellement ? Pensez-vous qu’une certaine américanisation affaiblit la danse ou ajoute une nouvelle richesse et pourquoi ?

Jillina : Je pense qu’il est important pour cette forme d’art d’avoir en même temps de l’habileté, en même temps de la technique et de l’émotion. Une chose dont je pense que les Occidentales peuvent manquer, c’est une meilleure compréhension de la musique, de l’instrumentation aussi bien que du sens des chansons. Je pense qu’il est important de créer de l’émotion en comprenant la musique un peu mieux. Par exemple, si vous voyez une japonaise danser sur un morceau très triste en Anglais et que la danse ne reflète pas cette humeur, elle ne serait pas reliée émotionnellement avec le public si ce public comprend les parole de la chanson. Dans le même esprit, il est important pour les Occidentales d’étudier et de traduire les chants et d’avoir une compréhension plus profonde de la musique, de façon à ce qu’elles puissent être en communion avec le public et transmettre cela à leur public.

Je pense qu’il y a une chose que j’aime dans l’américanisation de la danse orientale, c’est qu’à notre époque il n’y a pas de limitation – nous pouvons avoir des idées larges. Il n’est pas obligatoire de rester dans le style Egyptien, Tribal ou Cabaret, nous pouvons utiliser les influences de toutes les formes de danses du monde entier et créer notre propre version de la danse orientale. Je pense que c’est un processus merveilleux et créatif et je me réjouis vraiment en regardant des artistes qui font cela, mais ensuite cela doit aussi être cohérent avec la musique et le costume. Cela doit avoir une direction et avoir du sens artistiquement mais c’est une des choses que je soutiens dans cet art. Un professeur m’a dit une fois : « Une fois que vous connaissez les règles, ensuite vous êtes autorisé à les transgresser ».

Interview réalisée en Anglais par Salome

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Commentaires

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    bonjour tout le monde ca va moi je suis une danseuse ,j aime beaucoup la danse et j aime jillina tres fort je sais dansè la danse orientale,hip hop,classique,rai,hindo,slo,et j ai 19 ans .bay sonia
    #1 sonia (Site) 16.07.2007 11:03 (Répondre)

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