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Déborah : Sens et Sensualité...

« Quand tu aimes la danse orientale elle te le rendJe suis en phase avec ce que je dois être ». Déborah



Silhouette voluptueuse, yeux de biche et bouche pulpeuse, Déborah, danseuse orientale, est un hymne à la beauté et à la sensualité des femmes qui manient le charme comme une arme…

LA DANSE ORIENTALE EST VOLONTIERS ASSOCIEE A LA FEMINITE ET A LA BEAUTE...

Danseuse orientale et féminine jusqu’au bout des doigts, Déborah est l’incarnation même du glamour. Costumes à strass, décolletés plongeants, paillettes et bijoux … briller n’est pas un problème pour la belle ! Avec sa cascade de boucles vaporeuses et ses ondulations, même sa chevelure de star joue les danseuses orientales !

 



BELLE ET TALENTUEUSE

Mais si l’irrésistible Méditerranéenne incarne la perfection faite femme, elle met en avant d’autres atouts. Après de belles années passées à apprendre la danse orientale auprès de : Zaza Hassan, Mayodi, Najet Rejichi, Fatima Chekkor et Raqia Hassan, elle devient à son tour professeur et chorégraphe.

Depuis, elle présente régulièrement des spectacles d'une grande qualité où l’esthétisme et la musique s'harmonisent.

Déborah aime combiner des chorégraphies orientales dynamiques et entraînantes à d’autres danses comme le flamenco ou encore la salsa. Elle a ainsi récemment terminé l’année en beauté en créant un spectacle original et féerique. Elle a donné une large démonstration de sa sensibilité à d’autres univers (Bollywood, fan veil, éventails) et invité ses élèves à présenter leur travail sur scène. Beauté des gestes en mouvements avec les bougies (photophores), ou complicité lors d’un duo ailes d’Isis (avec sa fille), la belle nous a fait également fait vibrer par sa maîtrise des percussions.



SENS ET SENSUALITE.

Dotée d’une grande beauté, la talentueuse artiste possède en outre de nombreuses qualités. Pédagogue et généreuse, son envie de transmettre et de faire aimer la danse orientale à tous est primordiale. Dans ses cours et sur scène, elle accueille des personnes en situation de handicap.

Elle a en effet été la seule à croire en la capacité d’une jeune malvoyante et à reconnaître sa sensibilité. Aucune autre danseuse orientale n’avait souhaité l’intégrer dans ses cours… Déborah effectue ainsi un travail remarquable. Tout en développant ses capacités d’adaptation, elle permet également à ses élèves d’exprimer leur solidarité à travers l’amour de la danse orientale.

Nous vous proposons de découvrir la danseuse et la femme et à travers une interview exceptionnelle !



Quel est ton rapport avec la danse orientale ? Tu l’as découverte de quelle manière ?

Née à Casablanca dans une famille de mélomanes, j’ai su apprécier la musique orientale ainsi que son expression par la danse. A l’age de 4 ans je dansais déjà lors des fêtes familiales. Je montais sur les tables et je dansais entre amis et en famille sur du Oum Kalthoum, Farid El Atrache .

Quel a été ton parcours ?

J’ai pris des cours à l’age de 20 ans. A l’époque, on ne savait pas que la danse orientale pouvait s’apprendre. On dansait naturellement. C’était curieux de se dire qu’il pouvait exister une structure. J’avais entendu parler de Zaza Hassan. J’ai pris des cours avec lui durant deux ans. Puis une élève m’a parlé de Mayodi. J’ai réalisé que si j’avais appris la technique, je ne savais pas faire d’enchaînements. Il m’a appris à être plus autonome. J'ai interrompu les cours à deux reprises lorsque j’ai été enceinte.

De plus, j’ai approfondi mes connaissances avec Fatima Chekkor sur des thèmes particuliers (flamenco, double voile). J’ai également suivi les stages de Raqia Hassan. Enfin, Je me suis inscrite à Créteil avec Najat Rejichi puis j’ai déménagé à Villeparisis où j’ai pris des cours.

Certains professeurs semblent mettre l’accent sur « l’attitude », « l’émotion». Crois-tu que cela s’apprenne ?

J’ai intégré l’émotion avec le temps et l’expérience. Dès que l’on sait danser, aussitôt que l’on n’est plus concentré sur la technique, on peut libérer des émotions et dégager de la sensualité. On ne peut pas « travailler ou penser la sensibilité ». Dès qu’on ne pense plus aux pas, l’émotion sort naturellement. Cela nécessite un certain cheminement. Les débutants ne peuvent pas tout donner. Mais dès qu’on est à l’aise avec la technique, la mémoire, il faut oser le faire.

Quels sont les artistes qui t'ont marquée ou dont tu apprécies le travail?

Mayodi est mon mentor. Lui et sa femme ont représenté pour moi le rêve absolu. Même si elle n‘est pas sensuelle comme elle le reconnaît elle-même, j’aime Randa Kamel.

Comment t'es tu décidée à te lancer ?

Najet Rejichi m’a proposé d’assurer quelques cours aux débutants en plus de mon travail. Je travaillais sans passion « dans l’administratif », je cumulais les CDD. Au terme de l’un d’eux, j’ai profité de l’occasion pour me lancer.

J’ai fait des photos « qui se voulaient professionnelles » (mon mari m’a photographiée dans la cuisine –NDLR : Elle rit aux éclats–). J’ai pris le « Mazaltov » (guide pour organiser des cérémonies juives, ndlr) et j’ai appelé tour à tour DJ, restaurants. J’ai distribué des photos, des flyers.

Au fur et à mesure de mes démarches, de nombreuses personnes se sont révélées d’une grande aide. On m’a fait une plaquette, on a refait des photos et des cartes de visite grâce à Mister Dan, j’ai commencé à danser dans le restaurant du 15ème où je danse régulièrement (et où je suis restée malgré trois changements de propriétaires). Allia une amie issue de l’univers de la danse orientale m’a appris quels étaient les tarifs pratiqués, les règles à respecter (en cas de remplacement).

Puis le professeur de Villeparisis est parti… Son poste étant ouvert à candidature, j’ai postulé. Le responsable de la structure m’a sélectionnée. J’ai donné mes propres cours et devant le succès grandissant, j’ai ouvert d’autres cours par niveaux.

DR

 


Quels ont été les autres moments clés de ton parcours ?

A l’initiative du Directeur de la structure, j’ai formé une troupe « Lumières d’orient ». (Un DVD de la troupe issu du spectacle de 2009 va prochainement sortir, ndlr). J’ai choisi parmi mes meilleures élèves de mes différents cours, les filles les plus motivées.

J’ai également créé des cours pour enfants.

Tu as également une approche positive du handicap en accueillant dans tes cours et sur scène des personnes en situation de handicap. Pourquoi fais-tu cela et quelle est ton approche vis à vis de l'enseignement de la danse orientale ?

La maman de la jeune fille (atteinte de cécité à 80%) que j’accueille dans mon cours est venue en désespoir de cause. Personne ne l’avait acceptée. Je me suis dis que j’allais essayer. Tout s’est bien passé. Cela ne m’a pas demandé d’aménagement ou d’efforts particuliers. Je la « replace », je la « recadre » et tous les élèves sont solidaires.

Quels conseils offrirais-tu à quelqu’un qui se lance dans la danse orientale?

Il faut être généreux, pédagogue, patient et humble,. La patience est primordiale, on répète inlassablement, il faut savoir gérer ses humeurs, savoir décortiquer un mouvement, se mettre à la place de l’autre pour qu’il comprenne. On fait face aux complexes des élèves. Il faut rassurer ces femmes, les encourager. Personnellement, je suis heureuse de les voir se féminiser, de constater les effets spectaculaires de leur épanouissement. Dès la première année de cours, elles sont métamorphosées : bijoux, coiffure…

Mon but en tant que professeur ? Rendre mes élèves autonomes afin qu’elles puissent présenter la danse orientale à leur conjoint, divertir leur famille... Je les encourage à voir d’autres professeurs.

J’habite et j’enseigne dans une petite ville, tout le monde se connaît. Je peux aller danser au mariage de l’une, à l’anniversaire de la maman d’une autre. Certaines de mes élèves sont devenues des amies..

C’est un métier un peu social aussi. On entre complètement dans la vie des femmes, si elles ne viennent plus en cours c’est parce qu’elles sont enceintes, ou parce qu’elles traversent des difficultés (divorce, maladie). Je comprends les femmes, je sais ce qu’est que la vie de famille, les amies, les trahisons, je sais ce que cela fait d’avoir à supporter un patron, un travail peu épanouissant…


copyright Mike pictures

Peut-on vivre de la danse orientale ?

Ce n’est pas facile. J’exerce en libéral de septembre à juin. En été, je dois combler. Obtenir un crédit est très compliqué. On est tenté d’enseigner plus mais enseigner 10 ou 15 heures par semaine est déjà très fatigant. C’est usant, on est sujet aux tendinites. Concernant les spectacles, on est payé au pourcentage et sur une scène parisienne on doit avancer les fonds.

Travailler dans des cabarets est très difficile surtout si on a une vie de famille. Il faut se lever pour travailler à 3 ou 4 h du matin. Il faut s’habiller, se maquiller. On doit partager ses pourboires avec l’orchestre. C’est un univers particulier où le racket est monnaie courante. J’ai appris à compter mes pourboires tout en dansant ! J’ai travaillé en duo avec une Sabya une danseuse, formée par Dina, Soraia Zaied, Randa Kamel. Je prenais des cours privés avec elle et la remplaçais parfois. Elle est par la suite devenue une amie. Je ne me sentais pas au niveau, je manquais de confiance en moi mais elle m’a soutenue et encouragée.

Il ne faut pas danser pour l’argent ni même pour soi, il faut savoir donner quelque chose. Les amitiés et les applaudissements sont la récompense de l’artiste.

Tu donnes l’impression d’être réellement épanouie.

Je suis en phase avec ce que je dois être. Je crois que les personnes qui réussissent sont toujours en phase avec ce qu’elles désirent être, conformément à leurs valeurs et leurs envies.

Par exemple, lorsque je travaillais dans l’administratif, j’enchaînais les CDD, ça ne marchait pas ! En effet car je n’étais pas en phase avec la personne que je désirais être. Je m’ennuyais terriblement, je regardais les murs. Les murs étaient gris, la moquette était grise et même le ciel était gris ! La danse orientale ?! C’était le soleil dans tout ça ! Je comprends que les femmes puissent avoir besoin de strass et de paillettes pour oublier l’espace d’un instant leur quotidien, leurs frustrations.

Quand tu aimes la danse orientale, elle te le rend !


copyright Mike pictures

Quel est le plus beau compliment qu'on t'ait fait ?

On m’écrit des mots touchants « Vous avez embelli notre mariage, c’était magique » ou bien « Je ne pensais pas que la danse orientale pouvait être aussi esthétique, j’avais le (mauvais) souvenir d’une danseuse lors d’une croisière sur le Nil qui s’était assise sur les genoux de mon mari ». Je suis heureuse de faire partie de la vie des gens, je suis conviée à des cérémonies, on me confie des choses, on m’offre des fleurs. Les gens sont charmants et pleins d'attentions délicates.

Quelles sont tes principales sources d'inspirations ?

Je crée mes chorégraphies de spectacle durant mes cours. Je détermine quels accessoires utiliser, je réfléchis à la mise en scène. Je sais ce que je peux attendre de mes élèves selon leur niveau. J’écoute de la musique et je regarde des vidéos sur internet. Par exemple ma chorégraphie en bleu nuit avec les bougies m’est venue avec la beauté de la musique que je trouvais très romantique. J’ai alors associé « romantisme, chandelles et nuit étoilée ». Lors du Final, je démontre la complicité que nous avons avec mes élèves en nous tenant la main.

Quels sont tes projets ?

Le prochain spectacle de ma troupe « Les lumières d’Orient » aura lieu mardi 29 Mai 2012 au Centre Culturel de Villeparisis (77).






Par la rédaction de Raqs Passion : Patricia Carneiro

 





Déborah dispense des cours, stages et ateliers chorégraphiques sur Paris ainsi que sa proche banlieue (Chelles, Tremblay, Villeparisis)


Vidéos de Déborah et de sa troupe « Les lumières d’Orient » :










 

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Commentaires

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    J'ai adorer l interview de Déborah!!!!! Gros bisous tu es très très belle
    #1 Celia DAMES 10.12.2011 09:58 (Répondre)

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