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YZZA : un succès fulgurant !

« La danse orientale permet de s’insérer dans une communauté à grande échelle, elle crée un esprit de groupe autour d’une passion commune et cela n’a pas de frontière. » Yzza

Yzza danseuse orientale

Copyright : FS Wong - www.fswong-photography.com

 

Dotée d’un charisme hors du commun, Yzza apporte un vent de fraîcheur dans l’univers de la danse orientale. Avec l’éclat de sa simplicité et sa pureté, elle mène la danse avec élégance. Sous son charme juvénile, la jeune artiste démontre une supériorité à la fois technique et interprétative, mettant en scène poésie et romantisme.

Devenue l'une des perles rares de la scène mondiale de la danse orientale, la jolie jeune femme  -d’une humanité et d’une humilité rares- est restée modeste malgré son succès… Elle a été en effet repérée pour son talent et a intégré « l’Arabesque Dance Company », une troupe canadienne réputée.

Œuvrant des deux côtés de l'Atlantique, Yzza est néanmoins restée disponible pour répondre à nos questions. Heureuse de partager sa passion et expliquant ses influences, elle confie par exemple qu’à l’origine, la danse orientale n’était pour elle qu’un passe temps comme un autre, avant de devenir une vocation.

Rencontre avec une danseuse exigeante, talentueuse mais humble, à l’avenir plus que prometteur. Préparez-vous à des étincelles !



Yzza danse orientale

Copyright : Samira Hafezi



Quel a été ton parcours ?


J’ai commencé la danse orientale à l’âge de 14 ans alors que j’étais au collège. J’ai débuté sous l’influence de ma mère qui prenait elle-même des cours sur St Etienne. Je ne peux pas parler de coup de foudre. C’était davantage un loisir d’adolescente. J’avais même voulu arrêter à l’issue de ma première année mais j’ai été poussée à continuer par ma mère. J’ai également suivi des études musicales au conservatoire (10 ans de piano et solfège).

A 17 ans, j’ai commencé à participer à des stages avec des grands maîtres internationaux, à me documenter sur la danse, à visionner chaque jour des vidéos. J’ai alors pris conscience que la danse orientale et moi était une histoire qui allait durer…

J’ai poursuivi mes études de psycho jusqu’au master 1 à Lyon et Toronto, tout en continuant la danse orientale. Dans le cadre d’un échange universitaire, je me suis rendue à Toronto pour une année d’étude à la prestigieuse « University of Toronto ».

Décidée à poursuivre les cours de danse orientale je me suis présentée à l’Arabesque Academy.

Une semaine seulement après mon arrivée sur le sol canadien je me fais repérer lors d’un cours dispensé par Yasmina Ramzy. Je suis alors invitée à auditionner pour la compagnie quelques jours plus tard. C’est une réussite ! Je rejoins donc la compagnie en tant qu’apprentie, puis l’équipe des enseignants quelques semaines plus tard.

Je passe une année de rêve à leurs côtés, je découvre une chorégraphe incroyable et je pars en tournée à travers le Canada…Je découvre une rigueur impressionnante, une éthique de travail qui me motive pour atteindre le même niveau que les danseuses plus anciennes de la compagnie,

A la fin de cette année, mon permis d’étude étant arrivé à terme, j’ai été contrainte de rentrer en France. Après quelques mois à Lyon, la compagnie me manquait. J’ai décidé de repartir l’année suivante…

Depuis j’ai été promue au statut de « Lead dancer », j’enseigne toujours à l’académie et je m’apprête à participer à ma 3ème production avec eux.

Qu’est-ce qui t’a étonnée ? Quel regard portes-tu sur l’approche de la danse en France et au Canada ?

La différence majeure que j’ai remarquée dès mon arrivée est l’importance de pousser la maîtrise technique jusqu’à la perfection. Je ne sais pas si je peux généraliser cette remarque comme étant un aspect typiquement canadien mais c’est le cas à « Arabesque », que ce soit au sein de la compagnie ou à travers les cours.

Au niveau de l’enseignement, l’accent est mis sur l’apprentissage des techniques en profondeur, sur l’apprentissage des différents styles, sur une ouverture sur les folklores et sur l’utilisation des accessoires, plus que sur l’apprentissage de chorés pour un Gala contrairement à ce que, personnellement, j’avais connu jusqu’alors en France.

Au sein de la compagnie, la maîtrise technique est un critère fondamental et nous sommes encouragées à développer notre formation en parallèle. Ceci ne se fait pas au détriment du reste, la prestance, la présence scénique, la connaissance des styles musicaux et l’interprétation entrent également en jeu. De même que la rapidité d’assimilation et de grandes capacités d’adaptation !

As-tu rencontré des difficultés, lesquelles ?

Avant de travailler avec Yasmina Ramzy, je n’avais jamais été exposée à un tel format chorégraphique, elle est vraiment unique ! Non seulement ses chorégraphies sont complexes du fait de nombreux déplacements, mais la technique de la compagnie était pour moi une nouveauté.

Ce fut la difficulté principale que j’ai rencontré à mon arrivée, j’ai dû me familiariser avec ce nouveau style, prendre des cours de niveau débutant afin d’assimiler les techniques propres à cette école…

J’avoue que j’ai dû faire face à quelques remises en question à mes débuts. J’avais le sentiment d’avoir un niveau bien inférieur au reste du groupe, le fait d’être confrontée à tant de nouveautés me paraissait parfois insurmontable, mais … avec du travail et de la volonté tout est possible !


Copyright : Paul Devisser - pdvphotography.com


Quel est l'apport d'une telle expérience pour toi ?

Aujourd’hui je peux dire que faire partie de cette compagnie m’a permis de progresser considérablement, d’ouvrir mes horizons, de m’enrichir grâce aux nombreuses connaissances culturelles et théoriques en lien avec les danses du moyen orient. Cela a également changé ma façon d'aborder l’enseignement.

D’un point de vue social, je peux dire que faire partie de cette compagnie a facilité mon intégration au Canada. Faire partie d’un groupe, se sentir membre d’une communauté, sont des choses rassurantes pour une jeune fille de 21 ans partie de l’autre côté de l’Atlantique sans connaître personne à Toronto.

J’ai vraiment eu le sentiment que la danse orientale permet de s’insérer dans une communauté à grande échelle, elle crée un esprit de groupe autour d’une passion commune et cela n’a pas de frontière.

Et maintenant quels sont tes projets ?

J’envisage de rester au sein d’Arabesque une année encore. Je m’y épanouis et cela me permet de bénéficier d’une solide formation grâce à Yasmina Ramzy.

Je retourne prochainement à Toronto où nous allons commencer les répétitions pour notre nouveau spectacle intitulé « Jamra ». Il sera joué à Toronto en février 2012.

Je m’accorde donc une dernière année puis j’envisage un retour définitif en France où je reprendrai les cours hebdomadaires à St Etienne et à Lyon au sein de l’Association « Nouba ».

Je serai de retour pendant les vacances de Noël et j’animerai des stages à St-Etienne.

Par ailleurs, j’ai le projet d’allier mes études de psychologie à ma passion pour la danse en me formant au métier d’Art thérapeute spécialisée en danse. C’est une idée qui m’a toujours trottée dans la tête et j’ai hâte de la concrétiser lors de mon retour en France prévu pour fin mai 2012.

Enfin je projette de monter ma propre troupe de danseuses professionnelles… avis aux intéressées !

Par la rédaction de Raqs passion : Patricia Carneiro



Yzza danseuse orientale
Copyright : FS Wong - www.fswong-photography.com





Danseuses orientales de mère en filles



Mère et fille, Yzza danseuse orientale


Yzza a un rapport naturel à la danse orientale et partage avec sa mère la même exigence artistique.

Rahma, sa Maman, a enseigné les danses du Maghreb. Elle ne se produit plus mais assiste de temps en temps aux cours de sa fille lorsque que celle-ci est en France. De plus, la relève est assurée … Les deux plus jeunes sœurs d’Yzza dansent également !





Retour sur le parcours fulgurant d’Yzza




Copyright : FS Wong - www.fswong-photography.com


Yzza débute sa formation dès l’âge de 6 ans par du classique au conservatoire. Quelques années plus tard elle explore d'autres styles tels que le modern’jazz, la danse contemporaine, la danse africaine, la salsa, le hip hop et la danse orientale, (inspirée par sa mère qui prenait elle-même des cours à l'époque). Elle se découvre alors un réel engouement pour cette pratique, qui devient pour elle un véritable moyen d’expression. Elle débute son apprentissage avec Farida Seïdi et perfectionne sa formation par de nombreux stages avec des maîtres internationaux tels que Raqia Hassan, Momo Kadous, Gamal Seif, Randa Kamel....

En 2007, elle remporte un concours de danse orientale (concours national organisé par Farida Seïdi) élue par un Jury de professionnels dont la grande chorégraphe Raquia Hassan. Suite à cette victoire, elle est invitée par cette dernière à danser pour la cérémonie de clôture du festival « Ahlan wa Sahlan » au Caire (elle avait alors 19 ans).




Copyright André Elbing - www.andre-elbing.de


En 2008 Yzza part pour le Canada (Toronto) dans le cadre de ses études universitaires (psychologie). Elle y rencontre Yasmina Ramzy qui dirige « l’Arabesque Dance Company », compagnie de renommée mondiale. Celle-ci lui propose d’intégrer son école. Elle accepte d’autant plus que cela lui permet de vivre pleinement sa passion en tant que danseuse au sein de la compagnie et également en tant qu’enseignante à l’Arabesque Academy.

En juin 2010 de retour en France, Yzza remporte à nouveau la première place d'un concours en catégorie professionnelle (concours international de danse orientale organisé par Nazha Matalibi).

Yzza poursuit aujourd'hui sa carrière à Toronto où elle a réintégré « l'Arabesque dance company » au sein de laquelle elle a été promue « Lead Dancer » (il existe différents statuts dont celui d'apprentie puis après quelques années Yasmina la Directrice de la compagnie peut donner ce titre de « Lead Dancer »). Elle fait donc maintenant partie des danseuses principales mais ne manque pas de revenir en France plusieurs fois par an.

Parallèlement à la danse orientale, Yzza s'est récemment découvert une passion pour la salsa et se forme à Toronto de manière assidue.





En savoir plus...

Passage Baladi d’Yzza lors du spectacle « Mélanges » (invitée par l'association Mounia Sultana, à Paris, en mai 2010)




Yzza en improvisation avec L'Arabesque Orchestra de Toronto (Canada)




Blog (actus) d’Yzza

« Arabesque dance company and orchestra » : Yzza

« Arabesque dance company and orchestra » : Spectacle « Jamra »



compagnie de danse orientale

Copyright : Arabesque dance Company & Orchestra

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Commentaires

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    et ouais elle est fortes ma soeur :-) de léna sa soeur qui danse aussi !
    #1 lena 04.09.2011 20:29 (Répondre)
    Magnifique!!!!! Elle danse avec un naturel désarmant. Ses tremblements sont impressionnants => C'est elle que je veux comme prof!!!!!
    #2 Emily 12.09.2011 22:39 (Répondre)
    c le résultat d'un grande discipline, beaucoup de travail et de passion. Bravo!
    #3 akhatar (Site) 04.10.2011 10:45 (Répondre)

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